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Aérothermie : 3 fois NON.

POMPES à CHALEUR sur L'AEROTHERMIE : TECHNOLOGIE à NE PAS RETENIR car PLUS la T° EXTERIEURE BAISSE, PLUS leur PERFORMANCE THERMIQUE BAISSE au point de NE PAS GENERER d'ECONOMIES de CHAUFFAGE.

 

Actualité de janvier 2017 : les froids que nous vivons depuis près d'un mois confirment tout ce que vous allez pouvoir lire dans ce chapitre. De plus, les utilisateurs d'aérothermie le vivront (subiront) encore plus négativement avec leur facture de la période qui va exploser pour un confort non assuré.

 

En effet, ce que nous expliquons ici peut ne pas paraître "politiquement correct", mais c'est simplement le reflet de l'expérience de l'usage des PàC sur l'aérothermie (R-PàC).

Voici 3 raisons AU MOINS de ne pas choisir cette technologie peu efficace et, au final, néfaste au bon développement des PàC qui, en GEOTHERMIE, fonctionnent très bien par toutes T° froides, même très basses (inférieures à 0°, à -5°, à -10°, à -15° si leur puissance calorifique a été bien sélectionnée), ce qui ne peut absolument pas être le cas des R-PàC :

- 1ère raison : la puissance calorifique restituée (PcR) par les R-PàC qui est très réduite à T° extérieure (TE°) basse et qui diminue encore au fur et à mesure que cette TE° se refroidit davantage. Exemple : une R-PàC, qui a une PcR de 15 Kw à TE° +7, voit sa PcR de base baisser à 8 Kw environ à TE° -7. Or, c'est à TE° de -7 que vous avez besoin des 15 Kw de PcR. Et avec les périodes de dégivrage de l'échangeur extérieur pris en glace, pendant lesquelles les R-PàC ne peuvent plus fournir de chaleur, vous risquerez tout simplement de ne pas avoir de chauffage, sauf résistance électrique directe ou autre moyen de chauffage dont la facture sera beaucoup plus élevée (voir ci-après).

-  2ème raison : les économies de chauffage réalisées seront assez faibles, voire nulles, car il faudra recourir à une autre énergie (chaudière fioul ou gaz conservée, résistances électriques directes).

-  3ème raison : les R-PàC devront fonctionner longtemps en cumulé, le plus souvent par séquences courtes très néfastes à la durée de vie de leur (s) compresseur (s). En conséquence, la durée de fiabilité des R-PàC est relativement courte.

et une raison au moins encore : le manque d'esthétique des unités extérieures (boîte de captage de l'air utile, liaisons frigorifiques apparentes) et le bruit qu'elles génèrent (gêne des voisins), ne sont pas du tout positifs.

 

 Préambule : nous avons 34 ans d'expérience d'une PàC géothermique sur puisage d'eau en chauffage de notre habitation  personnelle. Cette longue expérience, dont nous faisons profiter nos clients, nous a permis d'en apprécier la performance, l'économie et la facilité d'usage. A l'heure où il faut remplacer les énergies fossiles (fuël, gaz, voire bois), les PàC géothermiques sont le moyen de chauffage de l'avenir : bien dimensionnées (PcR suffisante) et techniquement et qualitativement bien installées, leur consommation électrique est modeste et la facture de chauffage qu'elles génèrent est des plus légères.

Aussi, parce que nous sommes soucieux de l'intérêt de nos clients, nous voulons le développement des PàC vraiment efficaces (donc les PàC géothermiques) et parce que l'évolution du marché de l'énergie commande l'usage d'appareils les moins gourmands en électricité, nous avons choisi d'expliquer, sans détour et sans langue de bois, pourquoi nous déconseillons vivement l'installation de PàC sur l'aérothermie (R-PàC Air/Eau ou Air/Air). En conséquence logique de ce que nous expliquons, nous n'installons pas (et nous n'en avons jamais installé) de R-PàC, quelle que soit votre région de résidence (voir plus en fin d'article).

 

 TOUT D'ABORD, EXPLICATION du FONCTIONNEMENT PERFORMANT d'une PàC :

La puissance calorifique et le fonctionnement performant et satisfaisant d'une PàC dépendent totalement de la température du milieu d'origine (air, sol, eau) des calories qu'elle prélève : en effet, et comme nous l'exposons toujours à nos contacts, les T° extérieures froides amènent très rapidement les R-PàC à leur limite basse de fonctionnement avec un rendement acceptable : T° extérieure de +4° à +5°, même si certaines publicités laissent croire à de bonnes capacités de chauffage à des T° extérieures très négatives, CE QUI EST TOTALEMENT FAUX.

Les derniers hivers 2008/2009, 2009/2010, 2010/2011, 2011/2012 et 2012/2013 l'ont bien démontré aux personnes qui avaient cru en cette technologie ou, tout au moins, aux discours de leurs vendeurs (qui, eux, ne se chauffent certainement pas avec une R-PàC) : des T° intérieures faibles (moins de +19°) et des factures d'électricité beaucoup plus élevées que celles promises ou espérées, quand ce ne sont pas des pannes (cartes électroniques trop sollicitées).

Ceux qui, par prudence, ont conservé un autre moyen de chauffage (chaudière fuël ou gaz), ont pu avoir un bon confort, mais n'ont eu qu'assez peu d'économies avec, en plus, 2 contrats d'entretien (1 pour la R-PàC + 1 pour la chaudière fuël ou gaz). De nombreuses affaires judiciaires sont en cours pour tromperie sur les résultats de confort et d'écnomie annoncés avec des R-PàC.

 

Les FABRICANTS de R-PàC CONFIRMENT MEME CE QUE NOUS ECRIVONS CI-AVANT : Si l'aérothermie était si formidable, pourquoi les fabricants de chaudières et de R-PàC ont-ils lancé les R-PàC hybrides qui allient une R-PàC de puissance calorifique très (trop) faible (6 à 8 kw le plus souvent) avec une chaudière au gaz ou au fioul très (trop) puissante (20 kw à 23 kw) ? Dans la présentation de ces matériels, ils démontrent eux-mêmes l'insuffisance des R-PàC en expliquant que le gaz ou le fioul viendront pallier cette insuffisance dans les périodes où la T° extérieure n'est pas très élevée (+5°). CE QU'ILS NE DISENT PAS : que devrons faire leurs utilisateurs lorsque la partie R-PàC sera hors service ? Réponse : ils continueront à se chauffer avec le gaz ou le fioul seuls et ne feront donc plus d'économies, alors que ces énergies seront devenues hors de prix.

 

Exemple à ne pas suivre : début juillet 2012, Jean-Pierre Pernaut a présenté, dans son journal du midi sur TF1, une expérience, logiquement très négative, de R-PàC installées par un bailleur social (société d'HLM) pour chauffer les habitations de ses locataires à revenus modérés. Outre le côté disgracieux et le bruit désagréable des unités extérieures (énormes, inesthétiques et bruyantes), les locataires se sont retrouvés avec des factures de chauffage encore plus élevées qu'avec le gaz.

 

HANDICAP MAJEUR DES R-PAC PAR COMPARAISON EXPLICATIVE : Afin de vous donner la chaleur dont vous avez besoin, une R-PàC doit transformer des calories à basse T° (+10°, +5°, 0°, -5°, -10°) en calories à T° diamétralement plus élevée dans votre circuit de chauffage (par exemple + 35°, +40° ou + 45°).

D'évidence, son temps de fonctionnement, pendant lequel elle consomme de l'électricité, sera d'autant plus long et l'intensité d'autant plus grande (= puissance absorbée en Kw/h plus élevée) que la T° de ses calories s'éloigne davantage de celle du circuit de chauffage. Exemple : par T° extérieure de -5° nécessitant une T° de +40° en radiateurs, le delta de T° d'eau de chauffage à combler pour une R-PàC sera de 45° (40° + 5° - voir paragraphe suivant), alors qu'il ne sera que 28° (40° moins 12° - voir encore le paragraphe suivant) pour une PàC sur l'aquathermie (A-PàC sur l'eau de puisage) prenant ses calories à +12° qui est la T° de l'eau de puisage en général.

Comparaison physique simple en reprenant les chiffres juste ci-avant : si vous devez monter un escalier, il vous sera plus difficile de monter 45 marches que d'en monter 28 : vous dépenserez une énergie plus importante (transcrit en chauffage = principe générant automatiquement une facture plus élevée), en mettant plus de temps et vous serez donc plus fatigué (transcrit en R-PàC = durée de matériel moindre en années par rapport aux A-PàC qui, elles, sont naturellement moins longtemps sollicitées).

En résultat final avec une R-PàC, ce sont des factures de chauffage beaucoup plus élevées et une durée de vie de matériel moindre (moins de 10 ans). A côté de cela, des A-PàC (en courant triphasé - voir chapitre spécifique relatif au triphasé) fonctionnent encore très bien aujourd'hui après 20 ans, 25 ans et plus d'installation réalisée bien entendu dans de bonnes conditions de sécurité.

AUTRE GROS HANDICAP des R-PAC : En périodes froides avec T° négatives, la R-PàC  s'arrêtera de chauffer régulièrement pour dégivrer son échangeur pris en glace, temps pendant lequel la T° de votre circuit de chauffage baissera (celle de votre habitation aussi), sauf secours par une forte résistance électrique directe nécessitant un abonnement EDF de puissance élevée (= coût d'abonnement + coût d'exploitation) et qui ne pourra pas toujours retrouver sa bonne T° en raison de ces pauses de dégivrage pouvant être rapprochées, mais obligatoires pour elle de par sa conception, d'où un fort risque de confort insuffisant en T° intérieure.

 

REGIONS D'INSTALLATION : L'on entend souvent que les R-PàC peuvent être installées sans problème dans le Sud de la France, sachant que, pour beaucoup, le Sud commence au niveau d'une ligne La Rochelle/Lyon. Notre réponse : bien sûr, il fait un peu plus froid dans le Nord, mais même dans le Sud, en hiver il peut faire très froid et pendant de nombreux jours. A ce moment-là, toutes les difficultés, que nous énumérons plus haut, pourront entraîner un manque de T° intérieure suffisante et une forte élévation de la facture de chauffage finale. C'est pourquoi, même dans le Sud, nous déconseillons l'aérothermie et nous conseillons de choisir la géothermie dont l'aquathermie en n° 1 ou la technologie par sondes verticales glycolées en n° 2 (voir chapitres afférents) vous donneront toujours une meilleure satisfaction.

 

ENFIN, L'EVOLUTION DU MARCHE DE L'ELECTRICITE : avec la baisse de la capacité de production électrique qui se profile avec la réduction du nombre de réacteurs nucléaires dont la fermeture va entraîner de forts coûts, l'électricité pourra voir ses tarifs évoluer de façon progressive.

Il pourrait y avoir une première tranche (en nombre de Kw/h consommés) à un prix moins élevé, puis une deuxième tranche à un prix plus fort, puis peut-être une troisième, voire une quatrième tranche dont les prix s'élèveraient toujours. Ceci pour réduire la consommation globale sans pour autant recourir au fuël, au gaz ou au bois, énergies fossiles polluantes importées dont nous devons réduire les effets de gaz à effet de serre (30 % d'ici 2020, 75 % d'ici 2050). Sachant que 67 % (2/3) des gaz à effet de serre sont générés par le chauffage des bâtiments d'habitation ou de travail par le fuël, le gaz ou le bois, l'avenir est sans conteste vers la géothermie avec laquelle les pompes à chaleur consomment le moins et sont donc les plus économiques (voir chapitres relatifs à la géothermie).

 

Ces quelques chapitres vous exposent pourquoi nous déconseillons totalement la technologie de PàC sur l'aérothermie et pourquoi, au contraire, nous conseillons en priorité à nos clients la technologie sur la géothermie et plus particulièrement celle sur les calories de l'eau de forage ou de puisage (aquathermie), source de loin la plus performante : quel que soit le niveau de la T° basse extérieure (-5°, -8°, -10°), nos clients bénéficient ainsi d'un chauffage efficace et d'un confort assuré avec la facture d'électricité la plus faible. Cette technologie est donc bonne pour leurs économies et pour la valeur de leur propriété, mais aussi pour la planète car elle permet des consommations minimales d'électricité nécessaire au fonctionnement de la PàC sur l'aquathermie dont le COP peut atteindre de 4,5 à 5 en chauffage central par radiateurs (soit 1 Kw d'électricité consommé pour 4,5 à 5 Kw de puissance récupérée) et même jusqu'à 6 sur les planchers chauffants en basse T°.

A défaut, il sera toujours meilleur, par rapport à l'aérothermie, d'aller vers une solution de géothermie en circuit fermé qui assurera aussi, en moyen unique de chauffage, le confort par toutes TE° froides si la puissance du circuit de captage et de la PàC est suffisante.

En outre, depuis 2009, nos clients en PàC géothermiques peuvent bénéficier de garanties allongées.

Comme nous l'indiquons plus haut, l'expérience de la pompe à chaleur sur les 35 dernières années fait constater la durée de vie assez courte des PàC sur l'aérothermie : 10 ans en général au plus avec un rendement moyen.

Afin de n'avoir que des clients satisfaits, toutes ces raisons nous ont conduits à ne pas retenir cette technologie de PàC et à la déconseiller formellement lorsque l'on n'a pas un autre moyen de chauffage de remplacement (chaudière fuël ou gaz ou bois, assistance électrique directe avec un abonnement EDF élevé).

Pour les climatiseurs réversibles, ils peuvent être utiles en été afin de rafraîchir les locaux (mais il vaut mieux d'abord prévenir la montée de la T° en ralentissant les entrées solaires), et éventuellement à mi-saison pour réchauffer lorsque les TE°, qui ont baissé sensiblement la nuit (+8° +10°), sont encore proches de +20° en journée, mais pas en moyen de chauffage hivernal constant.

Enfin, une installation sur l'aquathermie (le meilleur choix de PàC) permet d'utiliser de l'eau de forage à la place de l'eau potable de ville pour certains besoins ménagers importants en cumul annuel (arrosage et autres). La préparation de l'eau potable coûtant très cher, c'est avoir un haut comportement écologique.