L'aérothermie : température extérieure en baisse = performance en forte baisse.
Parce que nous avons 29 ans d'expérience de la pompe à chaleur (PàC), parce que croyons vraiment en elle comme chauffage d'avenir, parce que nous voulons vraiment son développement et parce que l'évolution du marché de l'énergie commande l'usage d'appareils les moins gourmands en électricité, nous avons choisi de ne pas conseiller l'installation de PàC sur l'aérothermie (PàC Air/Eau) et, en conséquence logique, de ne pas en installer. Voici pourquoi ?
La puissance calorifique et le fonctionnement performant et satisfaisant d'une PàC dépendent totalement de la température du milieu d'origine (air, sol, eau) des calories qu'elle prélève : en effet, et comme nous l'exposons toujours à nos contacts, les températures extérieures (TE°) froides amènent très rapidement les PàC Air/Eau à leur limite basse de fonctionnement avec un rendement acceptable : T° extérieure de +4° à +5°, même si certaines publicités laissent croire à de bonnes capacités de chauffage à des TE° très négatives, CE QUI EST TOTALEMENT FAUX. Les 3 derniers hivers 2008/2009, 2009/2010 et 2010/2011 l'ont bien démontré aux personnes qui avaient cru en cette technologie ou, tout au moins, au discours de leurs vendeurs : des T° intérieures faibles (sensiblement moins que +19°) et des factures d'électricité beaucoup plus élevées que celles promises ou espérées, quand ce ne sont pas des pannes (cartes électroniques trop sollicitées), ont refroidi bien des attentes, sauf à avoir conservé un autre moyen de chauffage (chaudière fuël ou gaz), auquel cas, si l'on a bien du confort, l'on a assez peu d'économies avec, en plus, 2 contrats d'entretien (1 pour la PàC + 1 pour la chaudière fuël ou gaz). Des affaires judiciaires sont même en cours pour tromperie sur les résultats de confort avec des PàC sur l'aérothermie.
HANDICAP MAJEUR DES PAC SUR L'AEROTHERMIE PAR COMPARAISON EXPLICATIVE : Pour vous donner la chaleur dont vous avez besoin, une PàC Air/Eau doit transformer des calories à basse T° (+10°, +5°, 0°, -5°, -10°) en calories à T° diamétralement plus élevée dans votre circuit de chauffage (par exemple + 35°, +40° ou + 45°). D'évidence, son temps de fonctionnement, pendant lequel elle consomme de l'électricité, sera d'autant plus long et l'intensité d'autant plus grande (= puissance absorbée en Kw/h plus élevée) que la T° de ses calories s'éloigne davantage de celle du circuit de chauffage. Exemple : par T° extérieure de -5° nécessitant une T° de +40° en radiateurs, l'écart à combler pour une PàC Air/Eau sera de 45° (40° + 5°), alors qu'il ne sera que 28° pour une PàC sur l'aquathermie (eau de puisage) prenant ses calories à +12°, T° de l'eau de forage en général (c'est une des raisons pour lesquelles nous conseillons en priorité les PàC sur l'aquathermie).
Autre comparaison physique simple en reprenant les chiffres juste ci-avant : si vous devez monter un escalier, il sera plus difficile de monter 45 marches que d'en monter 28 : vous dépenserez une énergie plus importante (transcrit en chauffage = principe générant automatiquement une facture plus élevée), en mettant plus de temps et vous serez donc plus fatigué (transcrit en PàC Air/Eau = durée de matériel moindre en années par rapport aux PàC sur l'aquathermie qui, elles, sont moins longtemps sollicitées (d'où factures de chauffage beaucoup moins élevées), et s'usent donc beaucoup moins vite (de nombreuses PàC sur l'aquathermie fonctionnent encore très bien après 20 ans, 25 ans et plus de bons et loyaux services).
AUTRE HANDICAP DES PAC AIR/EAU : En périodes de froid avec T° négatives , la PàC Air/Eau s'arrêtera de chauffer régulièrement pour dégivrer son échangeur pris de glace (avec votre électricité), temps pendant lequel la T° de votre circuit de chauffage baissera (celle de votre habitation aussi), sauf secours par une forte résistance électrique directe nécessitant un abonnement EDF de puissance élevée (= coût d'abonnement + coût d'exploitation) et qui ne pourra pas toujours retrouver sa bonne T° en raison de ces pauses de dégivrage pouvant être rapprochées, mais obligatoires pour elle de par sa conception, d'où un fort risque de confort insuffisant en T° intérieure.
ENFIN, L'EVOLUTION DU MARCHE DE L'ELECTRICITE : avec la baisse de la capacité de production électrique qui se profile avec la réduction, souhaitée par certains, du nombre de réacteurs nucléaires, l'électricité pourra voir ses tarifs évoluer de façon progressive. Il pourrait y avoir une première tranche (en nombre de Kw/h consommés) à un prix le moins élevé possible, puis une deuxième tranche à un prix plus fort, puis peut-être une troisième, voire une quatrième tranche dont les prix s'élèveraient toujours. Ceci pour réduire la consommation globale sans pour autant recourir au fuël, au gaz ou au bois, énergies fossiles polluantes importées dont nous devons réduire les effets de gaz à effet de serre (30 % d'ici 2020, 75 % d'ici 2050). Sachant que 67 % (2/3) des gaz à effet de serre sont générés par le chauffage des bâtiments d'habitation ou de travail par le fuël, le gaz ou le bois, l'avenir est sans conteste vers la géothermie avec laquelle les pompes à chaleur consomment le moins et sont donc les plus économiques (voir chapitres relatifs à la géothermie).
C'est pourquoi nous déconseillons totalement cette technologie sur l'aérothermie et, au contraire, nous conseillons en priorité à nos clients la technologie sur la géothermie et plus particulièrement celle sur les calories de l'eau de forage ou de puisage (aquathermie), source de loin la plus performante : quel que soit le niveau de la T° basse extérieure (-5°, -8°, -10°), nos clients bénéficient ainsi d'un chauffage efficace et d'un confort assuré avec la facture d'électricité la plus faible. Cette technologie est donc bonne pour leurs économies et pour la valeur de leur propriété, mais aussi pour la planète car elle permet des consommations minimales d'électricité nécessaire au fonctionnement de la PàC sur l'aquathermie dont le COP peut atteindre de 4,5 à 5 en chauffage central par radiateurs (soit 1 Kw d'électricité consommé pour 4,5 à 5 Kw de puissance récupérée) et même jusqu'à 6 sur les planchers chauffants en basse T°.
A défaut, il sera toujours meilleur, par rapport à l'aérothermie, d'aller vers une solution de géothermie en circuit fermé (voir chapitre PàC sol/eau) qui assurera aussi, en moyen unique de chauffage, le confort par toutes TE° froides si la puissance du circuit de captage et de la PàC est suffisante.
En outre, depuis début 2009, nos clients en PàC sur la géothermie peuvent bénéficier de notre garantie allongée à 5 ans et pouvant même aller jusqu'à 7 ans.
Ajoutons encore que l'expérience de la pompe à chaleur des 30 dernières années fait constater la durée de vie assez courte des PàC sur l'aérothermie : 10 ans en général avec un rendement moyen.
Afin de n'avoir que des clients satisfaits, toutes ces raisons nous conduisent à ne pas choisir la technologie de PàC sur l'aérothermie et à la déconseiller formellement lorsque l'on n'a pas un autre moyen de chauffage de remplacement (chaudière fuël ou gaz). Pour les climatiseurs, nous les conseillons pour rafraîchir en été, et éventuellement pour réchauffer en mi-saisons lorsque les TE°, qui ont baissé sensiblement la nuit (+10 à +15), sont encore proches de +20 en journée.
Enfin, profiter d'une installation sur l'aquathermie, notre premier conseil de choix de PàC pour utiliser de l'eau de forage à la place d'eau potable très chère à amener jusque dans les habitations pour certains besoins ménagers et importants en cumulé comme les chasses d'eau pour les toilettes ou le lave-linge, est avoir un très haut comportement écologiste.