112 Route de Sully Hameau de Bouteille 45600 GUILLY GUILLY
Tél : 02 38 57 03 57
Plan d'accès Envoyer un Email

ACES*3 est agréée RGE jusqu'au 28/08/2026 et son dossier de renouvellement est en cours.

Ce que vous allez lire dans ce chapitre, vous ne le verrez nulle part ailleurs : pourquoi ? Parce que la mode actuelle est de faire croire que les R-PàC (pompes à chaleur en aérothermie, en plus clair sur l'air extérieur) sont la panacée ou le nec plus ultra en matière de chauffage ou de rafraîchissement : c'est loin d'être le cas et nous allons développer ce sujet en suivant.

Ces R-PàC peuvent être des PàC Air/Eau qui envoient leur chaleur ou leur fraîcheur dans une installation de distribution de confort : par radiateurs et PCH (planchers chauffants hydrauliques) en chauffage, par PCH de préférence en rafraîchissement. A noter que les 2 conforts peuvent aussi être distribués par des ventilo-convecteurs, si l'on supporte le soufflant permanent.

Ces R-PàC peuvent également être des climatiseurs réversibles (ou PàC Air/Air) pouvant produire du frais en saison chaude et de la chaleur en saison froide, pour les 2, avec des limites de TE° (T° extérieure de l'air) qui ont toutefois des limites (voir plus loin à ce sujet).

Les R-PàC et les climatiseurs réversibles ne sont pas LA BONNE SOLUTION en chauffage et en rafraîchissement : voici pourquoi :

1°) En chauffage :

A : Afin de bien fonctionner, tous les types de PàC ont besoin de prélever leurs calories à la T° la plus élevée possible, car c'est cette T° qui les peut les rendre efficaces : avec les A-PàC (PàC prenant leurs calories sur l'eau puisée que nous recommandons dans nos autres chapitres), les calories sont toujours à T° situées entre +10° et +15°, même si dehors il fait -10°. Ce qui n'est pas le cas de l'aérothermie.

B : En effet, plus il fait froid, plus la PCR (puissance calorifique restituée) des R-PàC diminue : en exemple, de 12 kw à une TE° de +7°, leur PCR rétrograde à 7 kw à TE° -3°. Pourtant, c'est à TE° -3° que le besoin de chauffage est le plus nécessaire.

C : En production de chaleur, les R-PàC aspirent de l'air à la TE° de ?° et le rejettent dehors délesté de 5° à 6° : par exemple, à TE° de 0°, elles rejettent dehors à -5°/-6° l'air qu'elles ont aspiré, contribuant ainsi à accentuer le froid extérieur.

Prenons le cas de Paris et sa banlieue avec une population y vivant de l'ordre de 13 millions de personnes habitant dans 4 à 5 millions de logements et travaillant dans 0,4 million de locaux de travail. Si par une TE° de -3°, tous ces lieux étaient chauffés par R-PàC, la production d'air encore plus refroidi ferait que la TE° générale de Paris et de sa banlieue descendrait en tendance vers les -8°/-9° pour commencer, puis encore plus bas car au fur et à mesure l'air entrant à -6° ressortirait à -11°/-12° dans une spirale sans fin si le froid persistait : en fait, non car les R-PàC s'arrêteront avant et devront basculer sur l'électricité directe, ce qui pourrait faire sauter le réseau de distribution d'EDF pas forcément préparé à cela.

Est-ce une hypothèse folle ou saugrenue ? Elle est pourtant bien réelle.

D : LA VRAIE BONNE SOLUTION est donc la géothermie et surtout l'aquathermie avec (rappel) son eau située entre +10° et +15°, et le sol sous nos pieds ayant une capacité de régulation presque infinie.

En rafraîchissement :

A : Pour toutes les R-PàC, ce besoin de santé publique pour notamment les personnes âgées, les jeunes enfants et les malades a le même effet paradoxal que celui du chauffage : plus il fait chaud, plus l'air qu'elles rejettent dehors est à une T° élevée à insupportable.

B : Ainsi, par des TE° de canicules que nous venons de connaître en cet été 2026 jusqu'à +40° et même un peu plus, le rejet de l'air chaud extrait des logements ou des lieux de travail porteraient en tendance la TE° à +50° et même davantage encore, ce qui, comme pour le chauffage par TE° très froides, iraient jusqu'à stopper leur fonctionnement car elles seraient en TE° hors limites.

C : Là encore, la géothermie et l'aquathermie permettront de traiter ces T° de rejet élevées, leur impact bloqué dans le sol étant ainsi neutralisé pour la population vivant au-dessus.

Les raisons de la poussée publicitaire vers les R-PàC et donc l'aérothermie ? Elles ont au mois au nombre de 4 :

1°) Elle sont installables très rapidement.

2°) Elles ne nécessitent pas une compétence professionnelle des installateurs exceptionnelle car elles sont en général mises en service par des stations agréées qui vont notamment remettre un peu de fluide frigorigène et donc risquer de polluer.

3°) Elles nécessitent un entretien annuel, voire 2 fois par an, indispensable et elles assurent ainsi aux installateurs ou aux stations agréées un récurrent de 300 € à 500 € par an, voire plus.

4°) Par expérience, la durée de vie des R-PàC avec un rendement thermique acceptable ne dépasse pas 10 ans, encore plus avec leur alimentation souvent en monophasé, alors que des A-PàC bien installées et alimentées en triphasé iront à 25 ans et plus.

Avec les R-PàC, des perspectives de renouvellement beaucoup plus rapide s'ouvrent donc aux fabricants et aux installateurs.

                                                                            * * * * * * * * * * *

Pourtant leur bruit de fonctionnement, une de leurs grosses nuisances, devrait faire réfléchir les candidats potentiels à cette solution facile : de nombreux voisins, non équipés de R-PàC eux, s'en plaignent déjà. Et l'on ne parlera pas de leur esthétique très discutable...

C'est un sujet que nous pourrons développer dans le temps.

2 Français sur 3 ont froid chez eux : PàC géothermique