Voir aussi le chapitre "Arnaques à la R-PàC" avec des actualités de mars 2025.
Ce que vous allez lire dans ce chapitre, vous ne le verrez nulle part ailleurs, pourquoi ? Parce que la mode actuelle est de faire croire que les R-PàC (pompes à chaleur en aérothermie, en plus clair sur l'air extérieur) sont la panacée ou le nec plus ultra en matière de chauffage ou de rafraîchissement : c'est exactement le contraire et nous allons développer ce sujet en suivant.
Ces R-PàC peuvent être des PàC Air/Eau qui envoient leur chaleur ou leur frais dans une installation de distribution de confort : radiateurs et PCH (planchers chauffants hydrauliques) en chauffage, PCH de préférence en rafraîchissement. A noter que les 2 conforts peuvent aussi être distribués par des ventilo-convecteurs.
Ces R-PàC peuvent également être des climatiseurs réversibles (ou PàC Air/Air) pouvant produire du frais en saison chaude et de la chaleur en saison froide.
Ces 2 moyens de confort ne sont pas LA BONNE SOLUTION : voici pourquoi :
1°) En chauffage :
A : Afin de bien fonctionner, toutes les PàC ont besoin de prélever leurs calories à la T° la plus élevée possible, car c'est cette T° qui les peut les rendre efficaces : avec les A-PàC (PàC prenant leurs calories sur l'eau puisée que nous recommandons dans nos autres chapitres), les calories sont toujours très fortes avec des T° d'eau à entre +10° et +15°, même si dehors il fait -10°.
B : Pour les R-PàC, plus il fait froid, plus leur PCR (puissance calorifique restituée) diminue : en exemple, de 12 kw à une TE° (T° extérieure) de +7°, leur PCR rétrograde à 7 kw à TE° -3°. Pourtant, c'est à TE° -3° que le besoin de chauffage est le plus nécessaire.
C : En production de chaleur, les R-PàC aspirent de l'air à la TE° de ?° et le rejettent dehors délesté de 5° à 6° : par exemple, à TE° de 0°, elles rejettent dehors l'air à -5°/-6°, contribuant ainsi à accentuer le froid extérieur.
Prenons le cas de Paris et sa banlieue avec une population y vivant de l'ordre de 12 à 13 millions de personnes habitant dans 4 à 5 millions de logements et travaillant dans 0,4 million de locaux de travail. Si par une TE° de -3°, tous ces lieux étaient chauffés par R-PàC, la production d'air encore plus refroidie ferait que la TE° générale de Paris et sa banlieue descendrait en tendance vers les -8°/-9° pour commencer, puis encore plus bas car au fur et à mesure l'air entrant à -6° ressortirait à -11°/-12° dans une spirale sans fin si le froid persistait : en fait, non car les R-PàC s'arrêteront avant et devront basculer sur l'électricité directe, ce qui pourrait faire sauter le réseau de distribution d'EDF pas forcément préparé à cela.
Est-ce une hypothèse folle ou saugrenue ? Il vaudra mieux ne pas la tenter, car elle est bien réelle.
D : LA VRAIE BONNE SOLUTION sera donc la géothermie et surtout l'aquathermie avec (rappel) son eau à entre +10° et +15°.
En rafraîchissement :
A : Pour toutes les R-PàC, ce besoin de santé publique pour notamment les personnes âgées, les jeunes enfants et les malades a le même effet paradoxal que celui du chauffage : plus il fait chaud, plus l'air qu'elles rejettent dehors est à une T° élevée.
B : Ainsi, par des TE° de canicules que nous venons de connaître en cet été 2026 jusqu'à +40° et même un peu plus, le rejet de l'air chaud extrait des logements ou des lieux de travail porteraient en tendance la TE° à +50° et même davantage encore, ce qui, comme pour le chauffage par TE° très froides, iraient jusqu'à stopper leur fonctionnement car elles seraient en TE° hors limites.
C : Là encore, la géothermie et l'aquathermie permettront de traiter ces T° de rejet élevées, leur impact bloqué dans le sol étant ainsi neutralisé.
Les raisons de la poussée vers les R-PàC et donc l'aérothermie : elles ont au mois au nombre de 4 :
1°) Elle sont installables très rapidement.
2°) Elles ne nécessitent pas une compétence professionnelle des installateurs exceptionnelle car elles ont en général mises en service par des stations frigoristes qualifiées.
3°) Elles nécessitent un entretien annuel voire bi annuel indispensable et assurent ainsi aux installateurs ou stations agréées un récurrent de 300 € à 500 € par an, voire plus.
4°) Par expérience, la durée de vie des R-PàC avec un rendement thermique acceptable ne dépasse pas 10 ans, alors que des A-PàC bien installées iront à 25 ans et plus. Des perspectives de renouvellement plus rapide s'ouvrent donc aux fabricants et aux installateurs.
Pourtant leur grosse nuisance, le bruit de leur fonctionnement devrait faire réfléchir les candidats potentiels à cette facilité : de nombreux voisins, non équipés de R-PàC eux, s'en plaignent déjà. Et l'on ne parle pas de leur esthétique très discutable...